LA PEINTURE (N’)EST (PAS) UNE IDEE FIXE


De visages sans corps et de corps sans visages
-Caresse de ses mains sur les NUS de l’instant
Meta signe sa vie au sceau clair de son sang.

Courbe inverse de l’œil du dehors au dedans
Et qui nous donne à voir un suaire vivant
Cependant que s’énonce un très fervent passage.

Elle gagne en émoi ce qu’elle érode en âge
Au midi de regards hiératiques brûlant
L’âme doux miroir d’eau qui filtre son image.

Ses FACES désormais sont des masques de mages
-O traces de tes mains sur des SAGES visages

Meta fond de ses mains l’or purifié du temps.

Emmanuel Delivet   Paris • décembre 2001