"FACES de Mari Carmen Hernandez"

Jean-Marie Baron • Franco Maria Ricci FF. 1500


Unanimement reconnu pour la qualité inégalée de ses ouvrages, Franco Maria Ricci a consacré son dernier livre a une artiste contemporaine.
C’est une première.
Un livre tiré à mille exemplaires seulement en français- espagnole et mille exemplaires en anglais- espagnole tous numérotés de I à 1000, sur un papier fait main, aussi somptueux qu’étonnant, ou Mari Carmen Hernandez, Meta, artiste d’origine mexicaine, nous présente vingt-cinq portraits.
Vingt-cinq visages d’une force réelle et troublante qui furent l’objet d’une exposition récente à la Galerie de France à Paris. L’éditeur explique son coup de cœur : « Un portrait…c’est aussi une machine mystique, un miroir, un mandala dans lequel le regard se concentre et se perd pour finir par trouver soi-même dans les yeux de l’autre. »
Fascinante série que celle de ces portraits qui s’achève par un autoportrait du peintre en face duquel, en guise de postface, commence un texte de Bertrand Lorquin, conservateur du nouveau Musée Maillol, sur son travail : « Mari Carmen qui signe ses œuvres Meta, « le but » en espagnol, ne cherche pas à priori à capter une ressemblance mais la vérité de la présence. » Et ceci encore : « Meta réinvente une forme d’art funéraire. Ses portraits appartiennent à un passé immémorial ! mais surtout à une vision de l’au-delà. »
Il faut préciser, enfin, que chacun des autres portraits est illustré par un texte d’un écrivain célèbre : Wilde, Flaubert, Borges, Dostoievski, Stendhal…
C’est une idée fameuse, ce livre, une réussite et surtout, l’œuvre de Meta, une découverte.

Jean-Marie Baron • L’œil 1995